Via ferrata de Planfoy

(Près de Saint-Chamont)

le 15 septembre 2001 au matin

Nicolas Ecarnot et Perrine Tabary découvrent la via ferrata grâce à leur guide hors-pair : Atie.

(Cliquez sur les photos pour les voir en gros plan)



L'équipement est très proche de celui requis en escalade.
Nous vous présentons un baudrier Vuiton, orné d'une longe Lacoste du plus bel effet.
Les casques Hermès sont une création originale, sertis d'émeraudes en plastique.
La via ferrata est (je crois) un moyen qu'ont inventé les militaires italiens du début du siécle dernier pour franchir les passages délicats des Dolomites.
Il s'agit de garnir la belle roche d'inombrables et horribles morceaux de fers.
D'un point de vue d'un grimpeur puriste, c'est une hérésie.
Du point de vue d'un touriste, c'est un grand réconfort.
Je dois sans doute vieillir un peu ;o)
Les passages en via sont souvent agrémentés de gentilles surprises, cassant la monotonie des anneaux métalliques : on trouve des petits ponts de bois (même sans rivière), des ponts de singes, des ponts suspendus, des échelles.
Antoine et moi frimont ardament, c'est logique car nous sommes des cakos. Personne n'est parfait.
Voilà ce qui se passe quand on veut frimer !
Tranquillement, discrètement mais efficacement, Perrine frime sans trop faire parler d'elle, et progresse à son rythme.
Toutefois, elle n'en mêne pas large lorsqu'il s'agit de franchir ce pont suspendu, à plus de 891 mètres du sol !
En continuant de progresser vers le haut et vers la gauche, nous nous retournons et voyons ce pont vertigineux, à plus de 8746 mètres d'altitude.


Via ferrata des "prises de la Bastille"

(Grenoble)

le 15 septembre 2001 dans l'après-midi

(on ne perd pas de temps, on se reposera quand on mourutera !)

La même équipe que celle du matin, accompagnée d'amis d'Antoine, découvrent la dure réalité de la via ferrata : Cette voie est en effet côtée plus sévèrement que celle de Planfoy, et en effet, nous en sortirons très fiers et très fatigués.
 

Cette via ferrata est TRES urbaine. On démarre dans un petit parc, quasiment au pied des caisses enregistreuses du supermarché qui se trouve au pied.
Cette via ferrata est consituée de deux parties.
La première est facile et ludique, quoique gazeuze (me consulter pour la traduction).
La deuxième est plus athlétique, mais propose une variante facile pour les âmes sensibles (on a abandonné le terme d'échapatoire afin de ménager l'estime des âmes sensibles ;o)

Lorsque nous démarrons la deuxième partie, peu après avoir dépassé l'embranchement de la variante, nous entendons des cris de personnes qui déclarent retenir un rocher de 47 tonnes avec leurs jambes, et souhaiteraient que nous appelions les secours, afin d'éviter de lacher ce rocher sur les Grenoblois.
 

Devant une telle grandeur d'âme, nous acceptons, et quelques dizièmes de secondes plus tard, voilà Superman... heu, voilà les secours qui arrivent, et treuillent un gentil monsieur costaud, qui sauvera la planète dans de futurs épisodes.
A la fin de cette voie, nous exposons nos gros biceps afin de prouver au monde entier que cette petite balade n'est pour nous qu'une rigolote petite formalité.

Ah ces jeunes !


Info de dernière minute

A l'heure où je tape ces lignes, nous sommes le samedi 20 octobre 2001, et une fois de plus, avec Antoine B., nous avons accompli un exploit (finalement, notre quotidien est très morne, allant d'exploits en sauvetage de planètes...).
Nous avons en effet vaincu la via ferrata la plus dure de France, celle de Crolles, non loin de Grenoble.
 

Mais jusqu'où s'arrêteront-ils ?